Le mémoire de Sylvie Bergeron – Défendre la liberté d’être avant la liberté d’expression

Présentation à l’Assemblée nationale, le 14 janvier 2014 à 16h : Voir la vidéo

Lire le mémoire de Sylvie Bergeron, 14 janvier 2014 – format pdf sur le site de l’Assemblée nationale

La pensée de Sylvie Bergeron :  » Ce qu’on pense de nous en tant que peuple aujourd’hui est directement influencé par la société de droit, donc par la mouvance juridique. Les verdicts prononcés par les juges sont intériorisés par le peuple. En quoi, les juges dans notre société ont le même impact que la religion, parce qu’ils sont incontestables. Ainsi, l’identité des peuples repose sur le droit.

Avant 2006, tous les Québécois étaient unanimes : interdiction de signes ostentatoires dans les institutions. La Cour Suprême a tranché : contre l’interdiction. Le droit anglais livre une guerre à notre droit romain : c’est la bataille juridique des Plaines d’Abraham.  Cette guerre Québec-Canada est basée sur la propagande : l’exercice Bouchard-Taylor pour tenter de convaincre les Québécois de la vision multiculturelle supporté par les médias en faveur du multiculturalisme acheva de trouver preneur de manière assez significative pour provoquer une fausse crise chez nous : le lobby religieux doté de beaucoup d’argent fait pression sur notre appareil juridique et le droit coutumier est le seul qui peut favoriser l’immigration religieuse afin qu’elle impose sa vision du monde, complètement rétrograde pour la femme.

La division du Québec sur la question des signes ostentatoires relève donc de l’illusion.

Avec une telle unanimité, nous ne pouvons pas avoir changé d’idée tout seuls en 8 ans ! Le consensus québécois face à la question des signes ostentatoires (le voile n’est pas un symbole religieux) est toujours présent. Il suffit d’enlever le brouillage pour le voir. Ce brouillage vient présentement des médias qui ne comprennent pas que sans le droit romain, l’humanité court à sa perte. Le capharnaüm juridique que cause le droit anglais annonce le retour aux tensions tribales.

Au Québec, notre identité profonde est issue du droit romain et depuis 1982, la Cour Suprême canadienne impose son identité juridique qui heurte constamment le sens commun des Québécois. Pourquoi ? Parce que le droit romain – Québécois – défend l’être en tant que lui-même, et que le droit coutumier – Anglais – défend l’expression d’une communauté. Qui est la minorité ici ? L’être qui s’appartient ou l’être qui est l’otage de sa communauté ? Le multiculturalisme use de ce droit anglais, mondialement à l’avantage évident et pugnace de l’intégrisme religieux (défendre l’expression visible de signes au lieu de défendre l’humain dans son essence universelle).

Dans mon mémoire je tente d’alerter le juridique et le politique qui s’éloignent des principes humains pour embrasser le cas par cas que privilégie le droit coutumier : la multiplicité de cas individuels ne peut plus être la source prédominante du droit, il faut revenir au principe, à l’essence universelle qui nous construit tous. Il nous faut retrouver l’équilibre avant que le dérapage ne soit fatal. Avant que nous n’oublions ce qu’est un être en tant que tel.

Dans notre société consumériste, individualiste, l’identité n’est plus basée sur l’intégrité universelle de l’humain mais sur des signes de surface en raison de l’application d’un droit technocratique qui a évacué la mystique du législateur. Pour défendre l’humain dans sa nature universelle, nous devons éviter que le droit anglais écrase le droit français, c’est ce dernier qui devrait prédominer mondialement. La hiérarchisation des droits, en premier l’égalité homme-femme, serait la protection minimale de l’universalité humaine. Hommes et femmes doivent marcher main dans la main. Il y a des Juifs qui refusent cette main féminine, il y a des Musulmans qui refusent cette femme. C’est honteux pour la race humaine de discréditer la moitié de notre constituante.

La Cour Suprême doit comprendre qu’elle déshumanise la société de par l’influence indéniable que ses verdicts techniques et comptables ont sur la psyché collective (ex. G. Turcotte) qui évacuent l’intention du sujet. Par ailleurs, ne plus pouvoir défendre l’existence même viole l’intégrité humaine nous dénature. Le droit anglais heurte de plein fouet notre intégrité et nous devons tout faire pour qu’il ne contrôle pas notre existence.

L’identité québécoise repose sur cette intégrité humaniste et nous a construit en relation avec notre nature intrinsèque. C’est ça être un Québécois. C’est ça être un être humain. Et c’est ce que nous attendons que l’immigration devienne avec nous. » Sβ.

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« Le monde se trouve à un carrefour identitaire global. Les fondements académiques actuels ayant évacué l’intuition comme partie intégrante de notre nature nous éloignent de nous-mêmes. La psychologie évolutionnaire exprime le désir conscient de graduer vers d’autres paradigmes qui font nécessairement jaillir la peur de l’inconnu comme réaction première devant les changements obligés qui s’annoncent pour nous. Il nous faudra pourtant faire un premier pas dans le vide pour ne pas se perdre dans le chaos du connu. » Sβ.

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Nouvelles de Sβ

Au cours de 2014, Sylvie  Bergeron offrira dorénavant des Soirées de Rêves, dans la continuité de la conférence-atelier Qu’est-ce que rêver.- voir la Description. Ces soirées se tiendront sur une base régulière puisque rêver est évolutif. Apprendre à faire la lecture de ces rêves (nocturne ou diurnes) est une excellente manière de reprendre contact avec son intégrité par la révélation des intentions subconscientes.

 » Connecter avec son intégrité est la seule manière de retrouver son universalité, à savoir être nu face à soi et aux autres. L’épanouissement réel de notre société dépendra à l’avenir de notre capacité à communiquer sur cette base de transparence d’intentions »  Sβ