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Le mal qui nous ronge

13 septembre 2013 | par Sylvie Bergeron – La spéculation entourant l’affaire Bain exprime un mal profond : nous ne nous connaissons pas. Pas seulement les deux solitudes, mais les individus que nous sommes. Être. L’humain a le privilège d’être et il ne fait souvent qu’exister en se laissant animer par les autres, comme un animal. Ne pas se connaître signifie que nous n’avons pas d’identité, thème central du Parti québécois. Thème dérangeant ? Il semble que oui. Pourtant, il devrait être au centre de nos vies.

Mais aujourd’hui l’obsession des politiciens est l’économie. L’identité est purement décorative. Pourtant, ces combats de chiffres soutenus par la hargne de certains élus divisent le peuple, exacerbent l’insécurité, individu par individu. La peur et le doute constituent le noyau lourd de notre marasme collectif actuel. Les plus vulnérables psychiquement deviennent parfois dangereux.

Il est plus difficile de manipuler ceux pour qui l’identité est le pilier sur lequel ils construisent leur quotidien. Être fidèle à soi-même procure une stabilité intérieure qui vaut son pesant d’or. Cette intégrité est une affaire d’esprit qui fait cruellement défaut à nos gouvernements. Comment rester intègre en esprit lorsque les règles sont déréglées par le pouvoir du libre marché ?

Le mal qui nous ronge vient de ce que cette intégrité, dans un monde où tout s’achète, se dilue sans même que l’individu ne s’en rende compte. Lorsque les élus ne savent plus ce qui est éthique (salaire caché du PM, protéger un député corrompu) et qu’ils corrigent le tir parce que le peuple fait pression sur eux, nous faisons face à un problème profond d’identité. Machiavel avait peu tort : on peut manipuler la partie animale de l’humain. Ce fut la grande qualité de J. Charest. Il a gagné sur ce terrain. Toujours. Mais pourquoi nous réduire à ça ?

On ne peut bâtir un monde sur l’économie, si l’on ne sait pas qui nous sommes. Les étudiants nous l’on bien exprimé ce printemps. Faire le ménage n’est pas uniquement question de budget. Nous devons savoir qui nous sommes pour créer des portefeuilles qui nous ressemblent. À l’heure de la pensée néolibérale, du courant immodéré de la pensée mercantile anglo-saxonne, se pourrait-il que les universités américaines et canadiennes se trompent ? Qu’elles soient en train de créer des robots au service de multinationales ?

Nos fragiles temples intérieurs

Lorsque nous avons bâti nos églises, nous avons cru que ses impénétrables murs de pierre allaient protéger l’homme contre lui-même, contre son mal d’âme et contre sa folie. Illusion. L’homme doit se protéger par lui-même de ses failles psychiques. Et pour se protéger il doit apprendre à se connaître. L’esprit est l’éclairage de la conscience.

Que faisons-nous ? Nous parlons d’économie. Les dirigeants nous implorent d’avoir peur de perdre notre train de vie. Nous y tenons tellement que nous sommes prêts à perdre notre intégrité pour garder un semblant de bonheur matériel. Ça vaut quoi, au fond, l’intégrité ? L’intégrité est la frontière de l’individu, ce qui le protège. C’est sa souveraineté !

L’église ne peut plus nous protéger. Et nous avons eu notre lot de sauveurs politiques. Le Premier ministre sortant a voulu nous sauver avec un Plan nord décousu et déconnecté du peuple. Il ne nous connaissait pas. Échec donc. On ne sauve pas les âmes avec des contrats publics, a fortiori nourris par des enveloppes brunes. Nous voilà aujourd’hui tous plus endettés, mais nous ne savons pas plus qui nous sommes.

Pour éviter la solitude de notre temple intérieur, nous avons accepté le fabuleux projet d’un déversoir collectif : les médias poubelle, l’expulsion émotionnelle prise pour de l’intégrité. Ajoutons les médias sociaux en tant qu’amplificateurs de nos haines non résolues déversées sur autrui, à la place de l’introspection. Pire, nous produisons maintenant des journalistes qui alimentent le tube émotif des lignes ouvertes confondant débat et combat de ruelle. Les idées passent mieux avec le pathos (contagion émotionnelle) disait Aristote, mais s’il n’y a plus logos (discours d’idées) ni éthos (esprit), que reste-t-il de ce qui construit notre identité ? Nous ne savons pas qui nous sommes.

Les médias agitent notre pathos plutôt que l’éthos pour mieux vendre leurs journaux. Si bien qu’ils ne parviennent plus à contenir les milliers de marasmes des milliers de personnes qu’ils ont encouragés à projeter haine et vengeance personnelles dans ce crachoir collectif. Autrefois, nous allions à la confesse et monsieur le curé dirigeait cette hargne. Aujourd’hui nous avons les médias sociaux, les radios poubelles et les médias professionnels. Comment ces modernes directeurs de conscience apaiseront ce monde alors même qu’ils le provoquentet le cristallisent ?

Nous avons un devoir politique collectif

L’attentat du Métropolis est grave. C’est à pleurer de voir combien les anglos tentent de minimiser sa portée symbolique et que les francos, comme d’habitude, se culpabilisent d’avoir provoqué l’incident (comme une femme s’excuserait d’avoir tenté un homme).

L’attentat au contraire nous indique que nous devons régler notre blessure identitaire la plus récente : « l’argent et le vote ethnique ». Depuis 1995, il y a 17 ans (!), les Québécois de souche ont eu la voix sciée par cette strophe de J. Pariseau. Nous avons alors laissé toute la place aux immigrants et aux anglais, parce que nous avions honte de ces propos déplacés, même s’ils reflétaient une réalité. Il est vrai que des néo-québécois sont rebutés face au projet d’un pays. Il est vrai que le « love in » fut commandité, pour ne nommer que cela.

Aujourd’hui M. Bain nous rappelle à notre silence qui n’a jamais cessé de parler au-dessus de nos têtes. Nous avions choisi le déni. Il nous a rattrapé. Richard Bain vient de trahir notre silence. Notre silence à tous, majorité, minorités.

Aujourd’hui, cette phrase de Pariseau que nous avons encore en travers la gorge, le Parti québécois va la remettre à jour pour la corriger. Est-ce un hasard que le thème central du programme soit l’identité ? Nous avons un devoir politique : tous nous devons nous parler à voix haute, trouver des manières de nous enrichir à partir ce que nous sommes. Avec ce gouvernement, nous devrions nous rassembler pour nous définir, pour dépasser nos peurs et nos doutes, tout ce qui nous fait sentir vulnérable, comme M. Bain. Notre plus grande richesse en tant qu’humains, celle qui nous enracine, surtout en temps de crise, c’est notre identité. Si nous nous définissons d’abord, tous ensemble, demain un grand projet économique pourra nous souder.

L’identité engendre l’économie 

6 août 2012 | par Sylvie Bergeron – Dans nos familles, lorsque nous prenons des décisions, nous ne pensons pas strictement en fonction d’un budget. Nous achetons d’après nos goûts et notre culture. L’identité est intrinsèquement liée à nos besoins. Elle crée notre économie familiale. Peu importe nos origines, nos achats sont culturels, même s’ils sont parfois limités.

Qu’est-ce qui précède : l’identité ou l’économie ?

Quand nous savons qui nous sommes, nous connaissons nos besoins. Ce que nous bâtissons a des racines. L’énergie du cœur déployée est la force motrice de nos ressources financières. L’argent comme moteur premier, voire suprême de vie bonne, ne donne aucun sens à nos vies. Quand nous ne savons pas qui nous sommes, nous ne savons pas de quoi nous avons besoin : même riche, notre vie semble vide. Alors d’autres nous injectent leurs besoins pour nourrir leurs profits.

Les politiciens qui ne parlent que d’économie croient qu’on peut gérer les peuples comme on gère le blé, sans émotion ni passion. Cette vision sans dimension de la politique fragilise les souverainetés et la richesse qu’elles produisent, car elle n’a pas de lien avec l’identité profonde des peuples, leur esprit.

Et c’est bien ce désastre auquel nous assistons depuis quelques années : une économie sans visage dont les risques sont soutenus par les contribuables mais dont les profits sont versés aux entreprises privés. On fait confiance aux gouvernements qui nous proposent ce choix, l’économie, comme s’il n’y avait qu’une manière de s’enrichir : être à la solde des puissants. On fait peur aux gens pour qu’ils adhèrent rapidement à ce projet de société qui n’est en fait qu’une stratégie marketing pour multinationales.

En réalité, les partis qui présentent un programme donnant priorité à l’économie contournent la question identitaire, complexifiée par l’immigration et la mondialisation. Or un gouvernement qui choisit de ne parler que d’économie finit par ne plus servir le peuple. Même si une bonne partie de la population n’a cure de l’identité québécoise, force nous sera de constater que notre survie économique en dépend, sans quoi nos ressources seront dilapidées par des entreprises sans nom propre qui agiront en fonction de leurs besoins (s’enrichir) et non en fonction des nôtres (avoir une qualité de vie autonome).

À ce titre, le rôle le plus important du politique est la défense de l’identité, l’esprit, le rayonnement du peuple. Il faut se connaître pour savoir ce que nous voulons gérer. Aujourd’hui le peuple québécois est perdu entre son passé national et un présent mondialisé. Certains voudraient balayer l’identité comme une poussière inutile alors qu’elle est notre richesse première. C’est bien mal se connaître.

Québec : une identité

En dépit des circonstances, l’identité québécoise demeure encore forte. Si nous avons pu résister si longtemps contre une certain mercantilisme anglosaxon ravageur, ce n’est pas parce que nous étions riches, mais parce que nous avions une identité claire et que nous étions tous sur la même longueur d’onde pour la défendre.

Aujourd’hui, la mondialisation pose de nouveaux défis : tous les peuples sont soumis à la médecine de la Banque mondiale et du FMI. Tous les peuples sont en perte de souveraineté car ils ont peur de rater le train de l’économie néolibérale qui nous conduit pourtant de crise en crise vers l’impasse. Poursuivre dans cette voie fera en sorte que nous perdions non seulement notre bonheur économique, mais la richesse par qui nous rebondissons contre vents et marées : notre identité. Sans ressort identitaire, comment sortirons-nous des prochaines crises ? Grâce aux multinationales ?

Avant de faire des budgets ou le ménage dans notre gestion, nous devons trouver qui nous sommes devenus. Les gens des régions et de la métropole se trouvent divisés par le discours économique des politiciens. Nous devons tous nous parler, ne plus nous laisser diviser. Pour contrer la mondialisation, nous tous, de souche et nouveaux arrivants, pourrions ensemble conscientiser notre identité québécoise afin de la protéger. Car sans elle, le Québec ne pourra s’enrichir durablement.

L’identité, c’est quoi ?

Une identité ne se définit pas avec des mots. Elle se capte. Connaître quelqu’un n’est pas simplement le fait d’observer comment il se comporte, ce qui est strictement factuel. Connaître quelqu’un, c’est le côtoyer, l’écouter vibrer. L’esprit rayonnant des peuples se capte comme l’identité individuelle, c’est une mise en résonance. Elle précède l’économie.

Un discours strictement économique empêche l’immigration de résonner avec le peuple d’accueil. Un discours identitaire politique permet au contraire la communion de plusieurs nations au sein d’un même peuple.

En ce sens, la politique est l’art de nommer l’identité du peuple pour mieux la défendre. Si vous voulez être en premier un comptable, un avocat ou une police, votre place n’est pas dans le Parlement. Le paternalisme n’a plus sa place lorsque le peuple a conscience de son identité comme c’est le cas au Québec. Pour être au Parlement, il faut savoir au nom de qui on parle et surtout, agir avec en phase avec l’esprit du peuple. Ainsi, ce n’est pas d’une seule gestion pragmatique, empruntée à la vision matérialiste anglosaxonne, c’est du rayonnement du Québec que découlera une économie forte.

β.

La quête du sens ou la quête d’identité

Juger une société entière parce qu’elle cherche remède à son mal de l’âme – au-delà des remparts d’une institution religieuse et de la société de consommation, c’est l’empêcher de se rendre libre. Cette recherche est la base d’une démocratie profonde qui mène au respect des citoyens les uns envers les autres et envers leur nation.

Ainsi, tant d’un point de vue individuel que collectif, il y a une différence fondamentale entre chercher un sens à sa vie et tenter de trouver son identité. La quête du sens provient d’un vide intérieur que l’on voudrait combler par un support extérieur à soi. Cette quête du sens fait de l’être un consommateur qui achètera sans discernement tout ce qui semble le sortir, comme par magie, de l’impression d’une condition misérable ou du sentiment d’être inutile. La quête du sens est l’appât de la société de consommation qui peut fournir une panoplie de réponses toutes faites : religions, sectes, croyances magiques, boule de cristal, anges, mais aussi loterie, emploi garanti, tout pour vendre une fausse sécurité. Toute personne qui cherche à l’extérieur d’elle-même trouvera sur son chemin des vendeurs de rêve. Le domaine spirituel est comparable, dans ce contexte, à celui de l’automobile. Personne n’est à blâmer, que le consommateur non avisé qui consent à se faire offrir sur un plateau ce qu’il n’a pas le courage de découvrir par lui-même. Mais pourquoi demeure-t-il si peu averti ? Parce qu’il ne sait pas que ce qu’il cherche en réalité, c’est son identité. Et la société l’encourage à croire qu’il a besoin d’un sauveur qui donnera un sens à sa vie et chassera sans efforts son angoisse de vivre (des pilules pour la douleur du corps et de l’âme, du divertissement encourageant les limitations de l’esprit).

En revanche, la quête de l’identité relève du sentiment troublant que tout mystère peut être démasqué. Cette recherche de l’identité mène à la responsabilité de son être, au désir de devenir un citoyen respectable et respectueux de la société. Or pour trouver son identité, il faut momentanément se détacher du reste du monde, et confronter le visage invisible de la vie. Qu’y trouve-t-on habituellement, au début ? De la peur et du doute, base de la souffrance psychologique.

Il est impossible de se connaître en tant qu’individu sans explorer les parties invisibles de soi. La recherche de l’identité, tout comme les domaines scientifiques, exige d’observer, d’explorer, de tâtonner, d’expérimenter dans le temps pour comprendre. C’est pourquoi il importe de laisser les gens se débrouiller tranquille dans leur conscience afin qu’ils saisissent de leur propre chef où se trouve leur chemin. Chacun étant son propre observateur, condamner la recherche spirituelle actuelle relève d’une déviation de ses propres craintes et refuser le tâtonnement spirituel de chaque individu tend à garder l’humanité dans l’ignorance d’elle-même. Est-ce qu’on empêche les gens d’acheter des voitures parce qu’elles polluent ou qu’elles peuvent tuer ? La «rage au volant», par exemple, vient surtout du fait que le conducteur est un consommateur avant d’être un citoyen. La «rage spirituelle» provient de la même désolation d’avoir engendré des consommateurs sans avoir formé leur conscience. Ce n’est pas le nouvel âge ni le bouddhisme qui sont condamnables mais le fait que le marché de consommation achète les âmes au lieu de les faire grandir. Et cela, comme dans tout achat, c’est au consommateur de s’en apercevoir.

Ainsi, l’être en quête de son identité finira par comprendre que les réponses sont en lui et non dans le marché. Il est donc intéressant d’observer que les gens «achètent à la carte» des croyances diverses qui leur permettront justement d’expérimenter certains principes, jusqu’à ce qu’un jour, ils puissent s’affranchir de ces croyances pour rencontrer la plénitude de leur vie, seuls dans leur conscience. C’est alors que commencera la véritable rencontre avec l’identité. Et dans ce parcours, il y a «beaucoup d’appelés mais peu d’élus». Pourquoi ? Parce que pour juger par vous seul de ce qui est vous et de ce qui ne l’est pas, sans l’appui d’une institution, d’un gourou ou de l’opinion de masse, il faut vraiment garder le cap à l’intérieur de soi et trancher la gorge du doute et de la peur. La société de consommation racole l’être au moment où sa conscience le confronte le plus à une vision puissante de lui-même. En cet instant périlleux où le génie et la folie se côtoient de si près, l’individu se trouve à la jonction qui lui rendra la totalité de son identité. Arrive alors la société de consommation pour le sortir de ce carrefour identitaire fondamental et le faire succomber encore une fois aux délices de l’ignorance et de la négation de lui-même ; elle lui offre de donner un nouveau sens à sa vie immédiatement ! C’est une épreuve torturante. Pourquoi ? Parce qu’une conscience plus avisée ne vous fait pas nécessairement paraître plus brillant, alors qu’un poste clé dans une grosse entreprise ou le désir de ne rien bousculer…

Toutes les expériences du Soi ne rendent l’être ni meilleur ni pire, mais simplement et finalement lui-même. Retrouver son identité met fin à la souffrance psychologique, ce mal de l’âme dont la société de consommation ne veut pas vous sortir pour perpétuer l’économie de marché. Étudier son identité est l’affaire de toute une vie. Il n’y a rien de magique au contraire, c’est plutôt exigeant. C’est bien cela qui déplaît aux consommateurs que nous sommes. Car le propre d’une société de consommation est de vouloir tout atteindre rapidement et de n’être pas détaché des résultats. Pourtant, il est impossible de trouver son identité si on s’attache aux résultats. Transposer cet attachement à la spiritualité mène à une croyance magique, sans profondeur et sans signification réelle pour l’être. La question que je nous propose serait : Pourquoi les consommateurs que nous sommes ont tant de peine à devenir des citoyens avisés ?

S.β. mai 2000

ARTICLES DE JOURNAUX 

http://www.vigile.net/_Bergeron-Sylvie

18 juillet 2008 – Félix, le défunt ostracisé http://www.ledevoir.com/2008/07/18/198214.html  | Dans le cadre du 400e anniversaire de Québec

19 octobre 2007 – Victoire anglosaxonne http://www.ledevoir.com/2007/10/13/160361.html En réponse à l’article de Denise Bombardier : L’humanisme à la retraite http://www.ledevoir.com/2007/10/19/161040.html

5 octobre 2007 Un peuple sans chef http://www.ledevoir.com/2007/10/05/159451.html

27 juin 2002 – Me taire ? http://www.vigile.net/spip.php?page=archives&u=/archives/ds-souv/docs3/02-6-27-bergeron-nation.html

L’autre versant de l’arme http://www.alternativesante.com/gazette/sections/section.asp?NoArticle=708&NoSection=28

 Se libérer des mémoires affectives http://www.courrierahuntsic.com/article-92494-Se-liberer-des-memoires-affectives-pour-regarder-vers-lavenir.html

Livres dédicacés et envoyés par des membres de l’Union des Écrivains du Québec à Stephan Harper lors de la St-Jean Baptiste 2007 dans le but d’accroitre sa culture personnelle |  http://www.uneq.qc.ca/dedicaces1.html

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